L’OPCA ou l’Organisme Paritaire Collecteur Agréé est une association de l’État. À l’époque, il servait à collecter des fonds dédiés auprès des entreprises pour l’apprentissage et l’alternance de leurs salariés. Depuis 2012, une vingtaine d’organismes OPCA se chargent de la taxe de formation professionnelle et de l’organisation des plans de formation. En 2019, 11 opérateurs de compétences (OPCO) ont pris leur place dans le cadre de la Loi pour la « Liberté de choisir son Avenir Professionnel ». L’objectif consiste à rendre le programme plus simple et transparent. Découvrez dans ce guide les différents changements qui ont été apportés par cette transformation et quel avenir pour les OPCO.
Avant de retrouver en détail les différences et les changements générés par la modification de l’OPCO OPCA, il vaut mieux approfondir dès le début de l’histoire. En fait, l’OPCA est une structure associative. Son rôle consiste à récolter, mutualiser et aussi redistribuer les taxes ou contributions financières, consacrées aux entités du secteur privé au titre de la formation professionnelle. Ce type de charge est une obligation légale d’une entreprise.
Les organismes paritaires collecteurs agréés mettaient en place des plans de développement de compétence au sein des entreprises adhérentes qu’ils financent avec les sommes collectées. Ils accompagnaient aussi les employés dans l’utilisation du CPF (compte personnel de formation), la gestion des actions de formation et favorisent les contrats de professionnalisation. Les OPCA servaient donc de principal interlocuteur des entreprises en matière de financement des formations ou encore de la professionnalisation.
Avant la Loi « Avenir professionnel », l’on compte une vingtaine d’organismes paritaires collecteurs agréés. Chacun d’eux est dédié à un secteur d’activité spécifique. Entre autres, l’OPCABAIA s’occupe des dispositifs de formation au sein des secteurs bancaires, des mutuelles d’assurances, des sociétés d’assistance ainsi que des établissements d’assurances. OPCALIA ou OPCA interprofessionnels et interbranches se charge de la contribution formation des salariés des très petites ou petites et moyennes entreprises (TPE/PME).
La loi « Avenir professionnel » a chamboulé le domaine de la formation professionnelle. Les OPCA se sont transformés en OPCO à partir du 1er avril 2019. Un OPCO signifie en fait « Opérateur de compétences ». Il s’agit d’un organisme agréé par l’État, qui accompagne les branches professionnelles ayant jusqu’à 50 salariés pour leurs besoins de formation continue en termes d’évolution de compétences. Ce concept permet de faciliter les conversions sur le plan technologique, environnemental et économique dans chaque secteur d’activité.
Selon l’agrément du Ministère de travail, onze opérateurs de compétences représentent les 329 branches professionnelles. Il suffit d’entrer le code NAF ou APE sur le site dédié pour trouver l’OPCO correspondant à chaque entreprise.
Les Opérateurs de compétences (OPCO) regroupent des branches en fonction des compétences, des métiers, des enjeux d’apprentissage et aussi de mobilité. Grâce à leurs capacités, ils accompagnent les entités dans leurs besoins en formation et assurent le financement de l’apprentissage. Faisant suite à la réforme effectuée en 2014, leurs missions ont légèrement changé. Elles consistent donc à :
Pilotage CPF / OPCO ?
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Le premier changement se présente au niveau de l’effectif des organismes paritaires. Le passage OPCO OPCA est marqué par la réduction de leur nombre de 20 OPCA en 11 OPCO pour couvrir les 329 branches professionnelles. En fait, les agréments des 20 Organismes paritaires collecteurs agréés ont pris fin le 31 décembre 2018. Mais l’OPCO reste des organismes paritaires.
Le conseil d’administration rassemble un nombre égal de représentants des chefs d’entreprise et des salariés. Il tient compte de la diversité des branches qui s’y attachent. Un commissaire d’État assiste à chaque séance du conseil d’administration à titre de consultant.
Des améliorations sont également visibles au niveau de la collecte des fonds. Les opérateurs de compétences continuent à réunir les contributions dédiées aux financements des formations et des alternances jusqu’au 31 décembre 2021. À partir de cette période, cette mission revient à l’URSSAF. Ce n’est pas étonnant puisque cet acteur est déjà reconnu pour briller en matière de collecteur de fonds.
Cette modification entraine des changements au niveau des prérogatives et présente de multiples objectifs. Elle permet donc de :
C’est aussi une belle opportunité pour les actifs de s’engager vers la meilleure voie.
Promulguée le 5 septembre 2018, la loi « Avenir professionnel » ou loi pour la « Liberté de choisir son avenir professionnel » a généré l’apparition d’un nouvel acteur appelé France Compétences. Ce dernier rassemble différentes structures telles que : la CNCP (Commission nationale de la certification professionnelle), le COPANEF (Comité paritaire interprofessionnel national pour l’emploi et la formation professionnelle) ou le FPSPP (le Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours professionnels).
Depuis le 1er janvier 2021, cet organisme s’occupe de la redistribution et du versement des fonds collectés. Les contributions financières seront versées aux opérateurs de compétence (OPCO) pour compléter le financement des contrats d’apprentissage et de professionnalisation. Elles vont également prendre en charge les formations en alternance en vue d’une reconversion ou d’une promotion.
À noter que la contribution unique sera versée à l’URSSAF par mois, à hauteur de 0,55 % de la masse salariale pour les enseignes qui disposent de moins de 10 employés. Au-delà de cet effectif, elle s’élève à 1 %.
Le gouvernement avait procédé à ce changement pour différentes raisons. Son objectif consiste dans un premier temps à simplifier les systèmes de financement des formations dans le monde professionnel et les uniformiser.
Ces dispositifs concernent les contrats d’apprentissage, mais aussi les contrats de professionnalisation à titre pratique et théorique. Il s’agit d’une formation continue permettant aux jeunes, aux demandeurs d’emploi ainsi qu’aux personnes handicapées d’accéder facilement à un travail en CDD (contrat à durée déterminée) ou en CDI (contrat à durée indéterminée).
Le changement OPCO OPCA apporte de nombreux avantages aux entités. Ces dernières pourront obtenir différentes aides. Entre autres, les opérateurs de compétence permettent d’endosser les apprentissages pour les tuteurs et les dépenses annexées tels que les frais pédagogiques, les frais de transport, de restauration et d’hébergement, les salaires des apprentis, du personnel formé et des formateurs, les cotisations sociales, etc.
L’entreprise peut bénéficier :
OPCO mobilise aussi des financements pour Pro-A, qui un dispositif de formations en alternance. Créé avec la loi pour l’Avenir professionnel, il offre l’opportunité aux employés d’obtenir une promotion, de changer de poste ou de se réorienter.
Suite à ces informations, vous pouvez à présent mieux comprendre les changements induits par la transformation OPCO OPAC dans le monde des formations professionnelles.