{"id":30297,"date":"2026-02-24T14:15:36","date_gmt":"2026-02-24T14:15:36","guid":{"rendered":"https:\/\/edusign.com\/fr\/?p=30297"},"modified":"2026-02-23T14:38:58","modified_gmt":"2026-02-23T14:38:58","slug":"neurosciences-et-apprentissage-5-principes-a-utiliser-en-formation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/edusign.com\/fr\/blog\/neurosciences-et-apprentissage-5-principes-a-utiliser-en-formation\/","title":{"rendered":"Neurosciences et apprentissage : 5 principes \u00e0 utiliser en formation"},"content":{"rendered":"\n
Et si les plus grandes innovations en formation professionnelle<\/strong> ne venaient pas de la derni\u00e8re technologie \u00e0 la mode, mais de la compr\u00e9hension de l’outil le plus puissant que nous poss\u00e9dons tous : notre propre cerveau ? Trop de m\u00e9thodes de formation sont encore bas\u00e9es sur des habitudes et des traditions, plut\u00f4t que sur des preuves scientifiques de leur efficacit\u00e9. Cela m\u00e8ne souvent \u00e0 un apprentissage superficiel, rapidement oubli\u00e9. <\/p>\n\n\n\n Aujourd’hui, les neurosciences cognitives<\/strong> nous offrent un v\u00e9ritable \u00ab\u00a0mode d’emploi\u00a0\u00bb du cerveau en situation d’apprentissage. Elles ne livrent pas de recette magique, mais des principes fondamentaux pour concevoir des exp\u00e9riences plus engageantes, plus m\u00e9morables et donc, plus impactantes. Cet article a pour but de traduire ces d\u00e9couvertes scientifiques en 5 principes<\/strong> concrets et actionnables, que tout formateur<\/strong> ou concepteur p\u00e9dagogique peut int\u00e9grer d\u00e8s demain pour rendre ses formations<\/strong> plus efficaces.<\/p>\n\n\n\n Voir aussi : Influence des \u00e9motions dans l\u2019apprentissage<\/a><\/p>\n\n\n\n L’insight neuroscientifique est clair : on ne peut pas apprendre ce \u00e0 quoi on ne pr\u00eate pas attention. Le cerveau poss\u00e8de des filtres attentionnels tr\u00e8s puissants pour se concentrer sur ce qu’il juge important et ignorer le reste. Cette capacit\u00e9 d’attention focalis\u00e9e est une ressource limit\u00e9e dans le temps, souvent par tranches de 15 \u00e0 20 minutes. Une fois ce \u00ab\u00a0budget attentionnel\u00a0\u00bb \u00e9puis\u00e9, le cerveau d\u00e9croche.<\/p>\n\n\n\n L’application concr\u00e8te en formation<\/strong> est de concevoir des parcours qui respectent cette contrainte. Le microlearning<\/strong>, qui consiste \u00e0 d\u00e9couper le contenu en modules courts et cibl\u00e9s sur un seul objectif \u00e0 la fois, est une r\u00e9ponse directe \u00e0 ce principe. Il est \u00e9galement crucial d’introduire de la vari\u00e9t\u00e9 en alternant les formats (une vid\u00e9o courte, un texte \u00e0 lire, un quiz, une discussion) pour \u00ab\u00a0r\u00e9veiller\u00a0\u00bb l’attention. Enfin, annoncer clairement les objectifs en d\u00e9but de session permet de donner une direction au cerveau de l’apprenant, l’aidant \u00e0 savoir sur quoi focaliser son attention<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n L’\u00e9coute passive, comme lors d’un long expos\u00e9 descendant, active beaucoup moins de circuits neuronaux que la participation active. Pour cr\u00e9er des connexions neuronales solides et durables, qui sont la base physique de la m\u00e9moire, le cerveau a besoin de manipuler l’information, de la traiter, de la reformuler et de se questionner. L’apprentissage<\/strong> est un processus de construction, pas de r\u00e9ception.<\/p>\n\n\n\n Pour appliquer ce principe, il faut transformer les apprenants en acteurs. Remplacez les longs monologues par des mises en situation<\/strong>, des \u00e9tudes de cas \u00e0 r\u00e9soudre en groupe ou des projets concrets. Int\u00e9grez de l’interactivit\u00e9 tout au long du parcours : des quiz, des sondages, des exercices pratiques. Le simple fait de poser des questions ouvertes r\u00e9guli\u00e8rement stimule la r\u00e9flexion et force le cerveau \u00e0 passer d’un mode \u00ab\u00a0r\u00e9ception passive\u00a0\u00bb \u00e0 un mode \u00ab\u00a0production active\u00a0\u00bb, ce qui ancre bien plus efficacement les connaissances<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n Voir aussi : A quoi ressemblera la formation professionnelle dans 5 ans ?<\/a><\/p>\n\n\n\n Les neurosciences<\/strong> nous montrent que les \u00e9motions agissent comme un \u00ab\u00a0surligneur\u00a0\u00bb chimique pour la m\u00e9moire. Un \u00e9v\u00e9nement qui suscite une \u00e9motion \u2013 que ce soit la joie, la surprise, l’enthousiasme d’une r\u00e9ussite ou m\u00eame un l\u00e9ger stress positif \u2013 est \u00ab\u00a0marqu\u00e9\u00a0\u00bb par le cerveau comme \u00e9tant important \u00e0 retenir. L’amygdale, notre centre \u00e9motionnel, travaille en tandem avec l’hippocampe, notre centre de la m\u00e9moire, pour consolider plus fortement ces souvenirs charg\u00e9s d’affect.<\/p>\n\n\n\n En formation, cr\u00e9er des \u00e9motions positives est donc un puissant levier p\u00e9dagogique. Le storytelling<\/strong> est une technique tr\u00e8s efficace pour cela, en racontant des histoires et des anecdotes qui cr\u00e9ent une connexion \u00e9motionnelle avec le contenu. La surprise, en int\u00e9grant des faits \u00e9tonnants ou des activit\u00e9s inattendues, permet de capter l’attention et de marquer les esprits. Enfin, favoriser les interactions sociales<\/strong> positives et la collaboration est essentiel, car le lien social est l’une des sources d’\u00e9motions positives les plus puissantes pour l’\u00eatre humain.<\/p>\n\n\n\n Connaissez-vous la \u00ab\u00a0courbe de l’oubli\u00a0\u00bb d’Ebbinghaus ? Elle nous montre que nous oublions la majorit\u00e9 de ce que nous apprenons en quelques jours si nous ne faisons rien pour le retenir. Les neurosciences et l’apprentissage<\/strong> confirment que l’oubli est un processus naturel et m\u00eame n\u00e9cessaire. Le v\u00e9ritable secret de la m\u00e9morisation \u00e0 long terme est la r\u00e9p\u00e9tition espac\u00e9e<\/strong>. L’effort que fait notre cerveau pour se rem\u00e9morer une information juste avant de l’oublier compl\u00e8tement renforce de mani\u00e8re exponentielle sa trace m\u00e9morielle.<\/p>\n\n\n\n Pour mettre en pratique ce principe, il faut abandonner le format du \u00ab\u00a0bourrage de cr\u00e2ne\u00a0\u00bb sur une seule journ\u00e9e. Privil\u00e9giez des sessions de formation plus courtes, mais r\u00e9parties sur plusieurs jours ou semaines. Planifiez la r\u00e9activation<\/strong> des connaissances en int\u00e9grant des quiz de rappel quelques jours apr\u00e8s un module, ou en envoyant un r\u00e9sum\u00e9 ou une question par email une semaine plus tard. Le simple fait de se tester, m\u00eame si l’on se trompe, est une forme de r\u00e9vision extr\u00eamement efficace.<\/p>\n\n\n\n Voir aussi : L\u2019int\u00e9gration de l\u2019IA dans les processus p\u00e9dagogiques des \u00e9tablissements sup\u00e9rieurs\u00a0<\/a><\/p>\n\n\n\n Le cerveau ne se contente pas d’enregistrer l’information pendant la journ\u00e9e ; il la trie, la classe et la consolide principalement pendant les p\u00e9riodes de repos et, surtout, pendant le sommeil. Durant la nuit, notre hippocampe \u00ab\u00a0rejoue\u00a0\u00bb en acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 les apprentissages importants de la journ\u00e9e pour les transf\u00e9rer vers le n\u00e9ocortex, o\u00f9 ils seront stock\u00e9s de mani\u00e8re durable. Une formation<\/strong> efficace doit donc int\u00e9grer ce besoin fondamental de consolidation<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n Cela signifie qu’il faut \u00e9viter de concevoir des journ\u00e9es de formation trop denses, sans pauses significatives. Il est important d’int\u00e9grer des pauses actives et d’encourager les moments de \u00ab\u00a0divagation mentale\u00a0\u00bb, qui sont \u00e9tonnamment utiles \u00e0 la consolidation des informations. C’est une autre raison de privil\u00e9gier les formats sur plusieurs jours plut\u00f4t qu’une seule journ\u00e9e intensive, qui risque de saturer la capacit\u00e9 du cerveau \u00e0 int\u00e9grer de nouvelles informations.<\/p>\n\n\n\n Int\u00e9grer ces principes<\/strong> issus des neurosciences<\/strong> dans ses pratiques de formation n’est pas forc\u00e9ment compliqu\u00e9. Cela repr\u00e9sente avant tout un changement de paradigme : il s’agit de passer d’une logique de \u00ab\u00a0transmission de contenu\u00a0\u00bb \u00e0 une logique de \u00ab\u00a0cr\u00e9ation des conditions optimales pour que le cerveau apprenne\u00a0\u00bb. Une formation<\/strong> con\u00e7ue en respectant l’attention, en favorisant l’engagement actif, en suscitant l’\u00e9motion, en planifiant la r\u00e9p\u00e9tition et en m\u00e9nageant des temps de consolidation sera non seulement plus agr\u00e9able, mais elle aura surtout un impact beaucoup plus durable sur le d\u00e9veloppement des comp\u00e9tences<\/strong> r\u00e9elles des apprenants.<\/p>\n\n\n\n Chez Edusign, nous croyons que la technologie doit \u00eatre au service d’une p\u00e9dagogie efficace. Nos outils sont con\u00e7us pour s’int\u00e9grer dans des parcours d’apprentissage modernes qui placent l’humain et les m\u00e9canismes de son cerveau au c\u0153ur du dispositif.<\/p>\n\n\n\n Et si les plus grandes innovations en formation professionnelle ne venaient pas de la derni\u00e8re technologie \u00e0 la mode, mais de la compr\u00e9hension de l’outil le plus puissant que nous poss\u00e9dons tous : notre propre cerveau ? Trop de m\u00e9thodes de formation sont encore bas\u00e9es sur des habitudes et des traditions, plut\u00f4t que sur des […]<\/p>\n","protected":false},"author":12,"featured_media":30304,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"content-type":""},"categories":[1,14],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edusign.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30297"}],"collection":[{"href":"https:\/\/edusign.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/edusign.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edusign.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edusign.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30297"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/edusign.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30297\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":30312,"href":"https:\/\/edusign.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30297\/revisions\/30312"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edusign.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/30304"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edusign.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30297"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/edusign.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30297"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/edusign.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30297"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}Le principe n\u00b01 : l’attention, une ressource pr\u00e9cieuse et limit\u00e9e<\/h2>\n\n\n\n
<\/figure>\n\n\n\nLe principe n\u00b02 : l’engagement actif, le cerveau apprend en faisant<\/h2>\n\n\n\n
Le principe n\u00b03 : l’\u00e9motion, le surligneur de la m\u00e9moire<\/h2>\n\n\n\n
<\/figure>\n\n\n\nLe principe n\u00b04 : la r\u00e9p\u00e9tition espac\u00e9e, r\u00e9viser pour ne pas oublier<\/h2>\n\n\n\n
Le principe n\u00b05 : la consolidation, l’importance cruciale du repos et du sommeil<\/h2>\n\n\n\n
Conclusion : concevoir des formations avec le cerveau en t\u00eate<\/h2>\n\n\n\n
<\/a><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"